Le 5 juin 2014, Entreprise et Progrès a reçu l’avocat d’affaires Daniel Hurstel.

Ce dernier a présenté aux membres de l’association son dernier ouvrage «Homme, Entreprise, Société : restaurer la confiance», éditions Eyrolles, octobre 2013.

Dans son livre, il énonce le besoin urgent de réconcilier entreprise et société en proposant diverses mesures pour y arriver. Une des propositions phares est la signature d’une charte que chaque entreprise s’adjoindrait dès sa constitution, détaillant le projet de l’entreprise  ainsi que son objet social; les dirigeants de l’entreprise étant tenus de respecter cette charte.

Ainsi, pour parvenir à cette réconciliation entre entreprise et société, entre objet social et profit, il est – selon lui – nécessaire de réaffirmer que l’entreprise, étant une personne morale aux yeux de la loi, elle n’appartient légalement à personne. Elle n’appartient donc ni à son dirigeant, ni aux actionnaires, ni aux employés.

Toujours selon Daniel Hurstel, il est important de rappeler que le dirigeant est l’acteur principal responsable des décisions stratégiques prises et à mettre en œuvre. En effet, « l’homme doit prendre une part active et consciente dans l’avancée de cette évolution (de l’entreprise)»[1]; le dirigeant doit s’impliquer pleinement et entièrement dans cette fonction.

La valeur ajoutée des employés doit quant à elle être revalorisée; les employés sont les moteurs principaux – et non substituables – de l’entreprise. Ainsi Daniel Hurstel critique le fait de compartimenter systématiquement le travail du salarié du fonctionnement plus global de l’entreprise. « En réalité, il est anormal de séparer, comme nous le faisons artificiellement, l’activité de l’homme de celle de l’entreprise ».[2]

Après cette brève présentation du livre de Daniel Hurstel, a suivi une discussion sur le rôle de chacune des parties prenantes de l’entreprise. Il en a résulté que chacune de ces parties doit avoir une place définie, primordiale et essentielle dans le fonctionnement de l’entreprise. Par exemple, il est nécessaire de veiller à ce que les actionnaires ne remplacent pas le dirigeant dans son rôle de décideur stratégique.

 

 

[1]«Homme, Entreprise, Société : restaurer la confiance», éditions Eyrolles, octobre 2013, p.274

[2]«Homme, Entreprise, Société : restaurer la confiance», éditions Eyrolles, octobre 2013, p.261