Laurent Grandguillaume : « J’ai redécouvert ce qu’était un week-end »

Par Le Bien Public

 

Laurent Grandguillaume est député de la 1ere circonscription de la Côte-d’Or de 2012 à 2017. Il est membre du Conseil d’orientation de l’association « Entreprise et Progrès » depuis 2017.

Originaire de Besançon, Laurent Grandguillaume est âgé de 39 ans. Il a d’abord rejoint Dijon pour ses études en sciences économiques. Passionné par la vie de sa cité, il se dirige vers la politique et rejoint le Parti socialiste en 1996. Élu conseiller municipal à Dijon, puis président du groupe majoritaire, adjoint au maire de Dijon, vice-président du Grand Dijon et conseiller général dans le canton de Dijon 5, il deviendra, en 2012, député de la 1ere circonscription de Côte-d’Or.

En faveur de la limitation du cumul des mandats en nombre et dans le temps, le député a indiqué en septembre dernier ne pas vouloir se représenter. « Pour moi, être élu, ce n’est pas un métier. Il faut permettre un renouveau, c’est bon pour la démocratie.» En fin d’année 2014, il avait pris sa décision. « J’ai fait un bilan de compétences et me suis orienté vers un Master en Management des ressources humaines à la Sorbonne, que j’ai obtenu en 2016. J’avais envie de retrouver le secteur privé après 10 ans de mandats locaux. »

L’ancien député ne dit pas quitter la politique pour toujours. « Je soutiendrais toujours mes idées, mais j’avais envie de le faire sans être élu. » Aujourd’hui, directeur de développement du groupe Missioneo, leader de nouvelles formes d’emploi, il « développe le groupe dans toutes les régions de France aux côtés du président.» Également membre du conseil d’administration de l’association « Entreprise et Progrès » depuis 2017, co-animateur de l’observatoire national de la démocratie du Pacte civique et président de l’association « Territoire zéro chômeur de longue durée », l’ex-élu n’a « ni regret, ni remord ». « Je n’ai pas le sentiment de m’ennuyer. Il y a 1000 choses à faire. J’ai été élu pendant 10 ans de suite, c’était beaucoup. Si j’ai envie de revenir, rien ne m’en empêche et ce sera aux électeurs d’en décider. J’ai 39 ans j’ai envie de continuer de m’investir, d’écrire des livres. »

L’ex-élu reprend peu à peu une nouvelle vie. « J’ai redécouvert ce qu’était un week-end. Pendant 10 ans je n’ai pas connu cela. J’allais à des manifestations, mon agenda était bouclé. Il y a le temps de la culpabilisation, si on ne se rend pas à un endroit donné, on a peur qu’on nous le reproche. Aujourd’hui, j’ai vraiment plus de moments de liberté. »

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