L’actu du bien commun – avril 2021 (réservé aux membres d’Entreprise et Progrès)

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L’entreprise de demain

De grands défis à relever

Dans la période charnière que nous sommes en train de vivre, la remise en question de nos modes de vie, de consommation, de production, impactent grandement l’entreprise. La crise sanitaire, mais aussi les transformations écologiques, sociales et culturelles qui s’annoncent, amènent les entreprises à se réinventer, à se repenser. 

Il devient de plus en plus clair que pour résister à la crise économique engendrée par le contexte sanitaire, les entreprises vont devoir repenser leur business model. Elles vont devoir s’insérer dans un écosystème, un réseau, où la performance et le financier ne seront plus les seules boussoles. Il s’agira de réconcilier coopération et compétition dans le monde de l’entreprise, de réapprendre à dialoguer et co-construire avec les autres acteurs. Les clefs de l’entreprise du monde d’après ? Résilience, dialogue, partage…

Pour être demain une entreprise à la pointe, il faudra aussi savoir gérer les contradictions : intégrer les nouvelles technologies sans se laisser dévorer par leurs excès, faire preuve d’authenticité et de transparence, s’adapter à des attentes individuelles et collectives différentes.

Les modes de travail vont aussi changer. Travaillera-t-on demain comme aujourd’hui ? Rien n’est moins sûr avec l’émergence de formes hybrides, mêlant présentiel et distanciel, travail nomade et relocalisation. Il faudra trouver les bonnes organisations pour préserver la performance de l’organisation, le bien-être des salariés et l’attractivité. Pas simple. Tout cela va appeler à des challenges profonds, notamment en termes d’intégration. De nombreuses propositions émergent à ce sujet : par exemple, pourquoi ne pas former les salariés à l’économie de l’entreprise pour mieux les intégrer ?

Enfin, être une entreprise d’avenir, c’est aussi s’ouvrir à la jeunesse. Le mouvement est déjà en cours dans certaines entreprises familiales, où les passages de témoins se multiplient. L’enjeu sera aussi de savoir retisser le lien avec une jeunesse qui se sent sacrifiée, de restaurer la confiance, d’être à la hauteur des attentes. Là encore, un grand défi à relever.

Être dirigeant en 2021

Au carrefour d’attentes contradictoires

Pas simple d’être dirigeant d’entreprise en 2021. Il y a bien sûr la crise, qui frappe durement toutes les entreprises dans tous les secteurs. Un an après, on voit déjà à quel point cette période si singulière a transformé le quotidien des dirigeants et leur état d’esprit. Remise en question, humilité, fierté de participer à l’effort collectif, angoisse pour l’avenir : tout se bouscule. 

Certains ont bien traversé la tempête, et les études montrent même que les dirigeants ont plutôt profité de la crise puisqu’ils semblent s’être enrichis. D’autres commencent à peine à retrouver l’espoir, alors qu’un nouveau confinement vient d’être décrété. Et d’autres encore, notamment dans les PME, sont aujourd’hui éreintés, acculés par la crainte de la faillite, et pourraient passer à côté de la reprise.

Quoi qu’il en soit, avec la crise, les dirigeants ont dû apprendre à gérer de nouveaux enjeux, parfois contradictoires : maintenir l’activité et l’emploi bien sûr, mais aussi préserver la santé de leurs collaborateurs, gérer les confinements et reconfinements…

Dans le même temps, la crise a été le moment des prises de conscience et des remises en question : il faut que le système change. En tant qu’acteurs centraux du monde économique, les dirigeants sont au cœur du débat. Comment peuvent-ils contribuer à un capitalisme différent ? Comment, dans un temps incertain, continuer à créer de la valeur, mais durablement ? Comment concilier les ambitions d’entreprises “à mission” avec les contraintes de la vie des affaires ? Et quid des rémunérations des dirigeants dans cette période si instable ?

Plus que jamais, le dirigeant est au carrefour d’attentes contradictoires, il doit être bon partout. Il doit concilier les exigences des différentes parties prenantes : mieux, plus durable, plus responsable, mais en maintenant les prix bas, l’emploi, la compétitivité et la croissance. Pas simple, décidément, d’être dirigeant en 2021.

L’innovation

au service du bien commun

La période contemporaine met bien en lumière les ambiguïtés que nous entretenons vis-à-vis du progrès. Des innovations comme les vaccins ou les nouveaux traitements contre la Covid-19 sont la source à la fois de nos plus grandes attentes et de nos plus grandes peurs. Nous admirons le succès des GAFAM tout en craignant leurs excès et leurs dérives. On place de grands espoirs dans l’intelligence artificielle, tout en se demandant comment la mettre au service de l’intérêt collectif.

En fait, une question devient centrale : comment mettre l’innovation au service du bien commun ? Certains appellent à redéfinir une sorte de positivisme technologique : restaurer la confiance dans l’innovation technique et le progrès. D’autres, se questionnent : à quoi bon le progrès si l’on progresse mal ? L’enjeu ne serait-il pas de savoir justement distinguer le temps du progrès, constructeur, positif, à celui de l’innovation, corrupteur ?

En tout cas, l’heure est aux réflexions sur la “tech for good” : Olivier Mathiot, ancien co-président de France Digitale et directeur non-exécutif de The Camp, plaidait d’ailleurs très récemment pour un virage de la French Tech vers l’impact. Mais en réalité, le mouvement est déjà lancé. En France, des pépites de la tech for good émergent déjà. Des comptes Twitter aussi, réseaux ou accélérateurs, pour se former et mieux comprendre les enjeux.

Et pour mettre l’innovation au service du bien commun, la clef est la co-construction ! Miser sur des communautés d’utilisateurs, co-construire avec ses parties prenantes : voilà un levier pour innover plus, mais surtout mieux.

Le Bonus du Bien Commun

Les tendances

Un partenariat : Nous sommes très heureux de vous annoncer notre partenariat avec le C3D, le Collège des Directeurs du Développement Durable, qui nous accompagnera tout au long du chantier “L’impact en actes, pour maximiser l’impact positif de son entreprise et passer de l’intention à l’action” qui a débuté lundi 29 mars. Ce partenariat nous permettra ainsi de livrer des clés de compréhension et d’actions riches et multiples aux dirigeants afin de les aider à trouver l’inspiration et l’énergie nécessaires pour avancer concrètement dans leurs réflexions et décisions sur le sujet de l’impact. 

Une étude : Dans l’étude « Les dirigeants d’entreprises face à la neutralité carbone : au-delà de la volonté, quelle réalité ? » publiée récemment en partenariat avec l’IFOP, le groupe Mazars a choisi de se concentrer sur le rapport à la neutralité carbone de plus de 400 dirigeants d’entreprises françaises, de toutes tailles et de tous secteurs. L’analyse permet de démontrer que le sujet ne constitue une priorité que pour une minorité des dirigeants interrogés. Pourtant, nombreuses sont les entreprises qui ont dévoilé des engagements sur leur neutralité carbone à venir. 

Une application : Carbo est une application qui calcule l’empreinte carbone des entreprises et des particuliers à partir de plusieurs facteurs allant du type de dépenses aux modes de transports en passant par l’alimentation. L’application permet d’embarquer l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise et de les sensibiliser aux enjeux de l’empreinte carbone, que ce soit sur leur lieu de travail ou dans leur vie quotidienne. 

Un podcast : Leur raison d’être part à la rencontre de divers chefs d’entreprise afin de les faire témoigner sur les solutions alternatives aux modèles de business actuels dans le contexte climatique et d’évoquer des actions à impact positif. Chaque épisode dure 15 minutes environ et permet de découvrir les clés d’une plus grande capacité d’adaptation et d’innovation.

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