«Je crois beaucoup à la nécessité d’avoir de temps en temps de sérieux échecs, disait Antoine Riboud, le fondateur de Danone. Ça fait rebondir et ça permet d’aller plus loin.» Les créateurs de start-up américains sont fiers de leurs loupés et les arborent comme des tatouages de guerre. Car un patron, affirmait le baron Bich, l’inventeur heureux du stylo-bille et malheureux du parfum pas cher, ça prend «sept bonnes décisions pour deux mauvaises et une carrément foireuse». Voici l’histoire de ces décisions «foireuses» qu’il eût fallu éviter.
Des innovations mort-nées de Bill Gates ou Steve Jobs aux rêves de grandeur de Jean-Marie Messier, de Kodak qui ne croyait pas à la photo numérique à Mamie Nova qui se moquait des grand-mères, de l’échec de Barbie en Chine à celui de Renault en Inde, des performances viciées de Madoff et de Kerviel à l’explosion «programmée» de la navette Challenger, de Danone à Orange, Google ou Volkswagen, cent cinquante erreurs qui ont marqué l’histoire font l’objet d’une enquête minutieuse. Certains cas sont célèbres, d’autres n’ont jamais été regardés de près, tous sont revisités à travers des récits qui fourmillent d’anecdotes et de révélations.
Loin d’être un simple catalogue des ratages des dirigeants,Ils se croyaient les meilleurs est un livre de référence en matière de prise de décision. Il analyse les grandes catégories d’échecs et en tire les leçons en matière de stratégie, de marketing ou de gestion de l’humain. Tant il est vrai que le succès n’apprend rien, que les déconvenues seules permettent de progresser, et que les réussites planétaires n’ont jamais été le fait des élèves modèles.