« Un commerce positif pour la planète »

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        « Un commerce positif pour la planète »

 
 
Par Antoine Lemarchand (PDG de Nature et Découvertes)
 

Je ne sais pas quel sera le commerce de demain, mais je sais quel commerce aura de l’avenir : c’est celui qui recréera des liens, qui tirera les clients vers le haut, qui sera positif d’un point de vue environnemental, et qui créera de vrais métiers. En résumé, un commerce qui enterrera le concept même de distribution.

« Des équipes en ”considération” du client »

Un commerce créateur de liens pour que les clients puissent enfin parler ensemble, avec des équipes qui ne seront pas en « relation », mais en « considération » client. Mais aussi des fournisseurs, producteurs mis réellement en avant, et non en caution de storytelling.

Un commerce qui tire vers le haut tout le monde en freinant la tyrannie du prix bas, de la promo ou du moins-disant. Spirale déflationniste créée et voulue par certains pure players du digital gonflés aux stéroïdes de la valorisation d’une bulle qui explosera…, mais peut-être trop tard pour les commerçants qui emploient et qui jouent à la loyale vis-à-vis du droit et de la fiscalité locale.Un commerce positif pour la planète, qui compensera ce qu’il a pris à la Nature en termes de matière, d’air ou d’eau, mais qui permettra par son existence même à l’amélioration de l’environnement pour dépolluer, assainir, recycler ou, pourquoi pas, produire !

Enfin, un commerce qui donnera du travail, de vrais métiers et surtout de la dignité aux hommes et aux femmes du monde. Pas à des serveurs informatiques, monstres froids d’une humanité désincarnée. Quel est le but ultime d’une entreprise si ce n’est de créer de manière durable des emplois qualitatifs et pérennes autour d’elle ?

Tout ceci a un prix, qu’il nous revient, nous, commerçants, de mieux expliquer aux clients. Et le prix de ne pas avancer sur ces quatre chantiers sera bien plus lourd. Cette volonté de pédagogie sera très bien reçue par les générations de millennials qui veulent comprendre, dès leur premier contrat, la « raison d’être » de leur entreprise ; car ils ont bien saisi que les clients n’achètent pas ce que nous faisons, mais pourquoi nous le faisons.

 

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