La crise sanitaire : un facteur d’accélération de la transformation des entreprises

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La crise sanitaire et ses confinements successifs ont contraint de nombreuses entreprises à se recentrer sur l’essentiel et à mettre en place de nouveaux mécanismes pour faire face dans un contexte économique et social incertain. 

Toutefois cette période si particulière a également été l’occasion pour les entreprises de se réinventer. Digitalisation, disruption des modes de production et de consommation, mais aussi nouvelles problématiques sociales et environnementales se sont retrouvées sur le devant de la scène.

C’est dans ce contexte que KPMG a adapté l’accompagnement de ses clients pour les amener à plus de résilience et d’agilité, et faire de cette période un accélérateur de leur transformation. À l’heure où l’incertitude liée à la crise sanitaire et économique se poursuit, tentons de comprendre les enjeux de cet accompagnement avec l’interview d’Albane Liger-Belair, Directrice Innovation & Prospective KPMG et François-Xavier Leroux, Partner KPMG, Digital & Customer. 

Crise sanitaire oblige, quel accompagnement avez-vous mis en place durant le confinement pour vos entreprises ? 

FX : Comme pour de nombreuses entreprises, la crise et le confinement ont été pour nous des chocs soudains assez déstabilisants. Mais rapidement, nous nous sommes adaptés pour rester présents auprès de nos clients, qu’il s’agisse de petites ou de grandes entreprises, privées ou publiques. Il fallait répondre à des questions du quotidien. 

A : Dans un premier temps, nos équipes ont aidé les clients sur le court terme. KPMG a par exemple conçu et mis à disposition de ses clients des “Pack Covid”, des kits pour  les aider à faire face à l’urgence : gérer leur trésorerie, connaître les aides disponibles, organiser le travail à distance ou encore gérer le chômage partiel. Ces kits leur ont permis d’activer un ensemble d’outils en fonction de leurs besoins.

FX : En effet, au départ la priorité était d’aider nos clients à trouver des solutions afin de s’adapter, de développer leur résilience en un temps record. Mais par la suite, il a aussi fallu les accompagner pour retrouver un rythme normal. Malgré la crise économique et sanitaire qui semble s’installer pour un moment, il faut trouver de nouvelles manières de préparer l’avenir, d’envisager la reprise, d’accompagner les transformations écologiques et sociales majeures que l’on voit se profiler depuis des années maintenant. C’est un gros défi à relever dans un contexte où les entreprises vont être amenées à réduire leurs coûts : il faut trouver le bon équilibre, ne pas sacrifier ses capacités d’innovation, rester dans une logique de progrès…

Quels sont les nouveaux enjeux des entreprises dans l’après crise d’après vous ? 

A : Grâce à nos clients qui représentent un véritable panel d’entreprises très diversifiées, nous sommes capables d’identifier les tendances émergentes, les innovations majeures à saisir, ainsi que l’accélération de signaux faibles déjà existants. Il s’avère en effet que la crise a été le catalyseur de tendances qui existaient déjà auparavant. On parlait déjà de sens, d’environnement, de responsabilité ou d’engagement. La différence est que la crise a agit comme un choc, une prise de conscience : ce qui était distant et secondaire est soudain devenu prioritaire.

FX : Avec Albane, notre travail a donc été d’amener nos clients à s’imprégner de ces tendances, à les intégrer dans leurs réflexions stratégiques. Ce sont des enjeux que l’on traitait déjà dans notre quotidien, des problématiques sur lesquelles les entreprises s’interrogeaient. Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui tout particulièrement, ce sont les étapes suivantes. Quelle est la suite pour l’entreprise ? Comment cela va transformer les organisations au niveau structurel ? Comment mêler transformation digitale, sociétale, et avoir cette quête de sens que toutes nos entreprises recherchent ?

Comment KPMG accompagne les entreprises dans leur transformation pour l’après ? 

FX : C’est pour envisager ces évolutions et accompagner les entreprises dans cette période de transformations que nous avons construit l’offre Future.s, l’offre d’accompagnement sur les sujets d’innovation de KPMG. Elle est bâtie sur un volet prospectif et un volet conseil. 

Les deux volets s’alimentent l’un l’autre : lorsque l’on accompagne des projets, c’est en se basant sur l’analyse des tendances émergentes, en s’inspirant de notre écosystème d’innovation, pour construire la réflexion. Il s’agit alors de parvenir au déclic qui permet à l’entreprise de comprendre comment transformer une innovation technologique en un nouveau business, un nouveau territoire de marque, un nouveau terrain de jeu.

Nous avons pour cela conçu des “squads”, des équipes pluridisciplinaires maîtrisant à la fois la dimension business, la connaissance des terrains et des secteurs, et une dimension plus créative couplée à l’innovation. 

A : Cette notion d’équipe mixte est réellement essentielle puisqu’elle permet de faire travailler ensemble des consultants qui ont une bonne expertise du secteur, du client, et une équipe de spécialistes de  l’innovation qui apporte un regard 360 permettant d’enrichir la réflexion. C’est la diversité de ces profils qui fait la richesse de ces équipes et nous permet d’être réactifs. Nous organisons les équipes sur mesure, en fonction du client et de son projet. Grâce à cette méthodologie, on sort d’un mode de consulting classique, très top down, pour permettre au client de co-construire efficacement la solution à son problème. Il s’agit de missions courtes, sur quatre semaines environ, avec des équipes volantes qui interviennent de façon ponctuelle pour aider un client à résoudre rapidement une problématique spécifique, que ce soit autour d’opportunités à saisir ou de points à adresser.

FX : On constate que cela est bénéfique bien au-delà de l’aspect financier et du périmètre de l’entreprise. En effet, lorsque l’on s’attaque à ces sujets, les externalités positives sont visibles sur l’ensemble de l’écosystème. C’est la filière toute entière qui est entraînée lorsqu’une entreprise fait un virage vers des business models plus vertueux. On l’a vu dans de nombreux domaines : sur les sujets de traçabilité des matières premières, d’intégration verticale de filière…

Nous avons par exemple déployé un squad pour un grand groupe pharmaceutique afin de travailler sur les opportunités de l’impression 3D de façon à repenser la filière et ouvrir de nouveaux business models. Ce type de refonte d’un business model s’appuie notamment sur la relocalisation, un enjeu majeur du thème du sens et de l’innovation. 

A : Finalement, notre accompagnement ne fait que suivre les tendances qui se sont renforcées pendant la crise : celles d’une quête plus profonde de sens dans les entreprises, de la recherche d’une innovation positive, contribuant au bien commun. Et si la crise a été un accélérateur de ces tendances, nous avons la conviction que cela ne va pas s’arrêter là. Les entreprises qui demain seront résilientes, performantes et disruptives seront celles qui sauront prendre cette voie d’une innovation du sens, tournée vers l’avenir.

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