Femmes leaders : pourquoi sont-elles si peu nombreuses en France ?
Ce n’est pas un phénomène nouveau. Pourtant, avec la prise de conscience généralisée du rôle social et sociétal des entreprises, la question du leadership des femmes dans le monde professionnel prend de plus en plus d’ampleur. Et pour cause, seuls 37 % des postes de management étaient occupés par des femmes en France en 2021. […]
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Ce n’est pas un phénomène nouveau. Pourtant, avec la prise de conscience généralisée du rôle social et sociétal des entreprises, la question du leadership des femmes dans le monde professionnel prend de plus en plus d’ampleur. Et pour cause, seuls 37 % des postes de management étaient occupés par des femmes en France en 2021.
C’est pour dresser un état des lieux précis et penser des leviers pour dépasser ces limites que le cabinet Top Formation a publié une infographie sur les femmes et le leadership. Découvrons ensemble ses principaux enseignements.
Femmes leaders : où en est-on en France ?
42 % des professionnels cadres sont des femmes. Un écart relativement faible entre hommes et femmes mais qui ne fait que se creuser dès lors que l’on se rapproche des postes de direction. En effet, un cadre dirigeant sur cinq seulement est une femme. Une différence flagrante qui se remarque d’autant plus dans les entreprises du CAC40 : sur la totalité des dirigeants, seules deux sont des femmes.
Le problème ici ne vient pas seulement de l’idée d’un « plafond de verre », qui empêcherait les femmes de monter au plus haut niveau de management, mais surtout d’un « plancher collant » qui les bloquerait au premier échelon de management.
Trop peu de femmes leaders : comment inverser la tendance ?
Pour inverser cette tendance et s’assurer que les femmes aient mieux accès à ces postes, il est important de comprendre les facteurs limitants. Top Formation en a identifié quatre qui font notamment référence au manque de représentation, au type de poste occupé par les femmes, à la fréquence du temps partiel, bien plus généralisé chez les femmes, ainsi qu’aux freins psychologiques et à l’autocensure.
Ainsi, c’est notamment aux entreprises de se saisir de ce sujet afin de combler cet écart et aider les femmes à atteindre ces postes. Pour cela, selon Top Formation, il est nécessaire de créer une culture de travail plus flexible et bienveillante, d’assurer l’égalité des salaires à compétences égales, d’investir dans le développement des compétences et de sensibiliser et déconstruire les préjugés inconscients et les stéréotypes sexistes.
Le sujet des compétences constitue un levier clé dans ce cadre. Les femmes osent moins négocier de promotions que les hommes et cela peut être dû à un manque de confiance en leurs compétences. C’est finalement une “marque personnelle” qu’il s’agit de développer afin de présenter une image positive et assumer une certaine influence.
C’est aussi grâce à la loi que ce phénomène pourra évoluer. Dans ce sens, la « Loi Rixain » adoptée en décembre 2021 prévoit la mise en place de quotas au sein des instances dirigeantes des grandes entreprises. Celle-ci leur imposera d’ici à 2027 de compter au moins 30 % de femmes, puis 40 % en 2030.
Entreprises, c’est en travaillant ensemble, en montrant l’exemple, que nous pourrons globalement faire évoluer la place des femmes au sein des entreprises. C’est une voie que nous sommes fiers de montrer chez Entreprise et Progrès et notamment ses nombreuses femmes membres sans oublier sa présidente Marion Darrieutort.
Découvrez l’infographie :
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