Notre guide de bonnes pratiques pour faire face aux nouveaux enjeux démocratiques

La puissance acquise par les entreprises au cours de deux siècles de mondialisation et d’industrialisation doit aujourd’hui leur permettre de prendre des positions fortes à l’heure de choix planétaires. Nous pensons que le rôle politique de l’entreprise doit s’incarner à travers un nouveau contrat : rester acteur d’une mondialisation différente, sans empiéter sur le rôle des États mais en étant conscients de sa force, et donc de sa responsabilité. L’enjeu démocratique impose aux entreprises et aux États de construire ensemble une nouvelle relation vertueuse.

Sans cela, l’entreprise court le risque aujourd’hui d’être soit réduite à un instrument de souveraineté d’un capitalisme d’État, soit d’être dé-légitimée pour ne servir que l’intérêt de quelques investisseurs dans un monde de risques. Entreprise et Progrès veut se positionner comme une organisation capable de surmonter les craintes de ce débat pour l’aborder frontalement et en tirer des positions et pistes d’action ambitieuses, utiles à toutes les entreprises, comme elle l’a toujours fait.

C’est pour mieux comprendre cet enjeu majeur de la gouvernance de l’entreprise contemporaine qu’Entreprise et Progrès a mené de janvier à juin 2022 un chantier sur : « L’entreprise face aux nouveaux enjeux démocratiques ».

Après trois ateliers de débats avec des personnalités inspirantes et expertes du sujet, nous nous sommes forgés une conviction : la question démocratique doit être inscrite comme principe stratégique de la gouvernance des entreprises. Pour faire face aux défis démocratiques, les entreprises n’ont pas d’autre choix que de s’engager, de prendre des positions claires sur l’ensemble des enjeux démocratiques au sens large.

Un grand merci aux experts intervenus lors des ateliers : Alexandra Palt, Chief Corporate Responsibility Officer chez L’Oréal, Thierry Pech, directeur général de Ter- ra Nova, Éric Le Boucher, éditorialiste aux Échos, Nicolas Théry, président du Crédit Mutuel et président de la Fédération Bancaire de France, Sylvie Matelly, directrice adjointe de l’IRIS, et Pierre-André de Chalendar, président de Saint-Gobain.

 

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