L’actu du bien commun – septembre 2020 (réservé aux membres d’Entreprise et Progrès)

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Plan de relance

Le bien commun au coeur des préoccupations

Cette année, la rentrée est marquée par les préoccupations autour de la relance économique. De toutes parts, députés, entrepreneurs sociaux et citoyens poussent déjà pour faire de cette relance un tournant écologique et social. Les entreprises aussi s’interrogent : comment aborder la rentrée et la relance de façon écologique et résiliente ? Même le MEDEF estime que la transition écologique est une urgence qui doit être mise au coeur du plan de relance.
Néanmoins, les conséquences de la crise économique inquiètent. À l’Université d’Été du MEDEF, les PME ont fait part de leur inquiétude à propos d’éventuelles nouvelles normes contraignantes.

Le gouvernement semble avoir pris en compte certaines de ces attentes : on parle de 35 milliards pour réindustrialiser et de 20 milliards de baisse des impôts de production sur 2 ans. Mais les relocalisations ne sont pas oubliées : 15 milliards sont envisagés. 30 milliards sont également alloués pour la transition écologique, avec une priorité pour la rénovation énergétique, les transports et l’énergie. Jugée critique pour la relance, la question des compétences est également au coeur du plan : 15 milliards pour la formation, les compétences et l’emploi des jeunes, 20 milliards pour les aides aux plus défavorisés. 

Néanmoins, cette relance ne convainc pas partout : du côté des partenaires sociaux, on craint que la non conditionnalité des aides ne pousse pas suffisamment du côté de la transition écologique, et que les plus précaires soient oubliés.
Reste donc à voir comment les annonces se traduiront dans la pratique.

Leadership et Management

Une nécessité de managers et leaders plus agiles, aux compétences transverses

La crise a fait éclater au grand jour le besoin de managers et de leaders plus agiles. Avec le télétravail, c’est un management plus fluide, basé sur la confiance, les circuits de décision plus courts, l’autonomie, la résilience et la transparence qui s’est imposé. Et cette évolution ne devrait pas s’arrêter là. Selon Léon Laulusa, professeur d’audit et de management à l’ESCP Business School, plusieurs “révolutions” attendent le management : d’abord la multiplication et la transversalisation des compétences, pour des leaders capables d’analyser une grande variété d’enjeux systémiques, allant de la transition écologique à la complexité des systèmes cyber-physiques. Mais aussi, le développement des intelligences interpersonnelles, culturelles, émotionnelles et sociales, ou la capacité à décider de plus en plus vite dans un monde de plus en plus incertain… Tout ça en gardant à l’esprit le rôle croissant des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, le machine learning, la robotique, le cyber-physique… 

Les leaders des plus grandes entreprises américaines ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, puisqu’ils se font déjà coacher sur tous ces thèmes par le Français Hubert Joly qui a notamment redressé l’enseigne Best Buy grâce à ses techniques de management. Ses maximes pour bien diriger ? Avoir une vision, savoir qui on sert, créer un environnement dans lequel les autres peuvent réussir, être en accord avec ses valeurs ainsi qu’accepter ses faiblesses et l’échec

Pour les entreprises françaises, c’est un vrai défi de marque employeur qui se profile : les jeunes talents s’avèrent particulièrement exigeants aujourd’hui et attendent de leurs leaders qu’ils les coachent, non qu’ils les brident. L’enjeu post crise sanitaire sera donc de redonner confiance à ces jeunes qui sont nombreux à ne plus souhaiter travailler dans des grands groupes, et remettent profondément en cause les modèles traditionnels de management.

Raison d’être et RSE

L’engagement des entreprises au coeur de la résilience et des décisions d’investisseurs

La crise sanitaire et économique cristallise encore le débat autour de la raison d’être des entreprises et de la RSE. Pour certains, cette période troublée devrait nous inciter à nous recentrer sur la première raison d’être de l’entreprise : survivre et satisfaire ses clients dans un contexte sur-mondialisé et donc particulièrement concurrentiel. Au contraire, d’autres y voient l’occasion d’interroger encore plus la responsabilité de l’entreprise dans la société. Les résultats de l’étude RSE annuelle d’Ecovadis parue au mois d’août ont ainsi révélé que les entreprises les mieux préparées aux crises sanitaires sont celles qui prennent en compte la santé/sécurité des salariés, les conditions de travail ainsi que les achats responsables dans leur politique RSE. Collaborer avec les fournisseurs et s’intéresser à leurs pratiques constituerait d’ailleurs la clé d’un développement durable et responsable en entreprise, permettant de gagner en visibilité sur la supply chain. 

Une politique RSE efficace permettrait également d’attirer de nouveaux investisseurs qui prêtent de plus en plus attention aux sociétés durables. Les performances en RSE semblent ainsi gagner du terrain dans les décisions d’investissement, une bonne chose pour les entreprises les plus responsables qui pourront alors développer de nouveaux moyens d’atteindre leurs objectifs RSE rapidement. Pourquoi pas notamment investir dans l’automatisation ? Combinée à une technologie numérique de pointe, celle-ci peut permettre de traiter des données rendant les équipements plus connectés, plus productifs, et donc plus durables.

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