Une histoire de valeurs, de convictions et d’actions

 

Pendant les années 60, l’immobilisme d’un patronat conservateur resté sourd aux aspirations des salariés est la norme. Elle résulte du développement économique et sociologique de l’après-guerre, qui aboutira à la révolution de mai 68 et aux accords de Grenelle.

Pour éviter qu’une telle explosion ne se reproduise, un groupe d’une dizaine de chefs d’entreprises, profondément choqués par cet affrontement, se réunit pour réfléchir : comment faire évoluer les comportements patronaux et salariaux dans l’entreprise ? Une trentaine d’entrepreneurs font partie du groupe initial, qui se donne en 1970 le nom Entreprise et Progrès. Son premier Président est François Dalle, Président de l’Oréal. Le premier Délégué Général est José Bidegain, ancien Président du Cercle des Jeunes Patrons.
L’association a conçu et porté de nombreuses propositions fondées sur un principe « révolutionnaire » en 1970 : le progrès social et le progrès économique sont indissolublement liés. Ces propositions ont d’abord porté sur la communication interne, l’information montante et descendante, les revenus (intéressement, stock options, actionnariat salarié), les conditions de travail (enrichissement des tâches, horaires souples). Elles ont aussi anticipé sur le choc démographique à venir en France ou sur l’insertion des jeunes en difficulté. Beaucoup de ces travaux ont influencé les mesures législatives.

Aujourd’hui, Entreprise et Progrès est une association apolitique et aconfessionnelle qui réunit des entrepreneurs et des dirigeants désireux de faire évoluer les rapports au sein de l’entreprise et convaincus qu’il faut « Faire de l’entreprise un bien commun ». Elle rassemble une centaine d’entreprises représentant 1 million d’emplois.

Ses travaux ont conduit aux premiers accords d’intéressement et de participation (1982), au premier rapport RSE dit « Rapport Arc en Ciel » (1990), au rapport sur les préretraites (1991), ou encore à la promotion des contrats d’intéressement (1995). Dernièrement, les chantiers d’Entreprise et Progrès ont porté sur « L’équilibre vie/travail » (2013), « Les restructurations positives » (2013), « Le code de la personne au travail » (2014), « Être un leader à l’ère du numérique » (2015). En 2016, elle a lancé simultanément plusieurs chantiers d’importance : « L’innovation à l’ère digitale : changeons de culture ! », « Comment devenir une entreprise progressiste ? » et « Le dialogue social dans l’économie du futur ».

François Dalle, Président Fondateur d’Entreprise et Progrès

José Bidgain, notre premier Délégué Général  

Ancien industriel de la chaussure, ancien Délégué Général du Centre National des Dirigeants d’Entreprise, il a joué un rôle déterminant dans le positionnement original d’Entreprise et Progrès comme « poil à gratter du patronat ».

Le discours disruptif d’Antoine Riboud (1972)

Les dirigeants visionnaires qui venaient de créer Entreprise et Progrès ont été galvanisés par l’appel du président du futur groupe Danone à ce qui allait devenir le développement durable et la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE).

Découvrir le discours d’Antoine Riboud

Les présidents de l’association

François Dalle

1970-1971

Ancien PDG du groupe l’Oréal

1982-1991

Ancien Vice-Président de Danone

Philippe Kessler

1991-1996

Ancien Président du directoire du groupe Salins

Paul Dubrule

1997-2006

Ancien Président du Conseil de surveillance d’Accor

Philippe Charrier

2006-2009

Ancien Directeur général Labco SA

Vincent Prolongeau

2009-2011

Directeur général de Danone Produits Frais France

Denis Terrien

Depuis 2011

Président de Novartex/Vivarte et Président du conseil de surveillance de Grandir/LPCR

Sans oublier Paul Appell (1971-1982), ancien Président de Ciba-Geigy (dorénavant Novartis) et Henri Capdeville (1996-1997), ancien Président du magazine Reader’s Digest.