PME : favoriser leur passage à l’international (2018)

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L’internationalisation des PME françaises exige à la fois une stratégie interne plus solide et une refonte pragmatique des aides publiques.

Constats principaux

  • Dispositifs publics dispersés et complexes : la multiplicité des acteurs, les démarches lourdes et le manque d’évaluation rendent les aides peu lisibles et insuffisamment utilisées. Le crédit d’impôt export n’aurait ainsi bénéficié qu’à 301 entreprises en 2005.
  • Préparation insuffisante des PME : l’export est trop souvent opportuniste plutôt que fondé sur une stratégie de long terme. Les freins incluent le manque de compétences internationales et linguistiques, une centralisation excessive autour du dirigeant et une délégation limitée.
  • Financement inadapté : des PME peuvent obtenir des contrats sans pouvoir les exécuter, faute de fonds propres, de trésorerie, de préfinancement ou de garanties bancaires adaptées.
  • Information peu pertinente : les entreprises ont surtout besoin d’informations commerciales locales, actualisées et parfois confidentielles, plutôt que de notes macroéconomiques facilement accessibles.